Mercredi 3 octobre 2007
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Je peux maintenant écrire le mot …FIN, avec une sérénité souveraine.
J’ai fini et complété ma quête….
J’ai mis mes pas dans les vôtres, du lieu de votre naissance…
Il me semble même avoir cerné votre âme…
Au cinéma vous vous penchez sur les abîmes de l’âme et, guidée par un instinct supérieur à vous-même, vous suivez les sentiers les plus inextricables, au cœur enchevétrés des passions, sans
jamais un faux mouvement. Votre antenne vibrante vous permet sur l’écran, d’atteindre au paroxysme de l’amour et du désespoir, de rendre avec une exactitude effrayante, les nuances des sentiments
les plus tenus.
Je suis fatiguée de penser et de réfléchir d’autant que je n’ai personne avec qui communiquer.Voilà, c’est avec vous que je le fais, et que j’exprime mes colères. Puisque dans ma solitude…à qui
demander avis et conseils, avec qui puis-je avoir des échanges ?
Aucune femme ne vous ressemble, vous êtes la seule que je sente tout prés de moi, dont j’aurais suivi le destin avec autant d’angoisse que mon propre destin… Vous êtes comme une fleur qui ne
s’épanoui qu’à la lumière des sunlights, et que le grand jour fait se refermer orgueilleusement, vous dissimulez, dans votre cœur, on ne sait quelle blessure…
Votre regard lucide qui perce à jour les illusions et ne se jette que volontairement dans la folie, dans des hystéries soudaines… vous êtes touchée par un mal inconnu infiltré dans votre
jeu si merveilleusement entier que tous les metteirs en scène ne feraient pas changer un geste… et c’est vous, vivant votre vie, ces milles existences imaginaires qui vous oppressent et en
même temps vous libèrent, depuis votre enfance et dont vous mourriez si vous ne le jetiez pas en pâture aux caméras ?
Chaque film est une libération, une chance de plus de sortir encore une fois de vous –même. Mais à chaque film votre regard est plus lourd, et votre beau vbisage un peu plus creusé ; ce
beau visage, cette beauté inégalée, parfois insoutenable, laisse un souvenir parfait, sans déchéance.